L’explosion des fake news pendant la crise du coronavirus.


Pendant plusieurs semaines des fake news ont circulé sur whatsApp pour donner des conseils contre le COVID 19. Ces messages partagés massivement par les utilisateurs de la messagerie contenaient quelques informations correctes mais la majorité des conseils étaient sans intérêts voir totalement faux.

Plusieurs médias ont analysé les conseils et il en ressort que ces messages sont un amalgame d’infos officielles et de conseils sans fondement récupérés sur le web. Ainsi, désinfecter son téléphone et son clavier d’ordinateur a du sens mais pour d’autres, mieux vaut ne pas leur prêter d’importance. Le message conseille “de consommer des boissons chaudes “ car le virus ne résisterait pas à la chaleur ou encore de s’exposer au soleil pour “tuer le virus”.

Mais le coronavirus, reste stable entre 4 et 37 degrés, rapporte une étude publiée par la “National Library of Medecine”. Impossible donc d’en venir à bout en s’exposant quelques minutes au soleil.

L’explosion des fake news pendant la crise du coronavirus. 1

Le point commun de ces messages partagés sur wathsapp est de débuter par un argument d’autorité, ici « le staff médical de nuit du CHU de Dijon » ou « Un ami médecin du CHU Bordeau ». Mais de fait, sur wathsapp, il est impossible de retrouver la source originale du message et donc, de l’identifier réellement.

Wathsapp étant une messagerie, il est difficile de controler la diffusion de ces messages, contrairement au reseaux socieaux, ce sont nos amis qui partegent les informations. De plus la facilité d’utilisation et de partage de l’application whatsapp amplifie ce phénomène. Là ou certaines personnes sont incapable de forwarder une chaine de mail, elles sont capable de partager un message whatsapp a tout leur contacts.

Toujours plus de fake news

En plus de Wahtsapp, les fausses informations continuent d’alimenter les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, TikTok en tête. De son côté, l’AFP a décidé de lutter contre le phénomène et rassemble toutes les fausses informations sur un site qui recense toutes ces fake news.

A défaut d’être dangereuses, les fake news diluent et rende difficile l’accès aux vraies informations. Ainsi, le Centre de crise national a appelé à la vigilance face à la circulation de fake news sur les réseaux sociaux. “De nombreuses informations incorrectes circulent sur les réseaux sociaux, nous appelons donc tout le monde à n’utiliser que les canaux officiels tels que ceux du Centre de crise ou encore de votre commune”, a déclaré le porte-parole inter-fédéral Covid-19, le docteur Steven Van Gucht.

Le Centre de crise recueille toutes les informations essentielles sur le site internet info-coronavirus.be et les personnes ayant des questions peuvent également appeler le numéro gratuit 0800/14.689, rappellent les autorités.

Qu’est ce qu’une fake news ?

Le terme fake news, en français fausses nouvelles, informations fallacieuses, fausses informations, infox, désigne des informations mensongères délivrées dans le but de manipuler ou tromper un auditoire. Prenant une importance singulière à l’ère d’internet, elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias, d’un homme d’État ou d’un gouvernement.

Les fausses nouvelles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage (financier, idéologique, politique, etc.). Les articles de fausses nouvelles emploient souvent des titres accrocheurs ou des informations entièrement fabriquées en vue d’augmenter le nombre de lecteurs et de partages en ligne.

Le fait que, souvent, les rédacteurs ne soient pas identifiables rend difficiles les procédures pour diffamation ou calomnie. Quand à l’inverse les fausses nouvelles sont reconnues et revendiquées par des instances officielles, comme celles propagées en mai 2018 par les autorités ukrainiennes, cela pose d’autant plus crûment la question de la crédibilité de toute information.

Les réactions face aux fake news ne sont pas unanimes. Les GAFAM, des journaux et des gouvernements sont favorables à la lutte contre les informations fallacieuses. À l’opposé, des mouvements politiques et des intellectuels jugent ce combat liberticide et dangereux. Selon eux, ni les GAFAM ni les gouvernements n’ont de légitimité à déterminer ce qui est vrai et ce qui est faux, d’autant moins qu’ils sont eux-mêmes susceptibles de diffuser des fakenews.

Pourquoi les fake news sont dangereuses ?

Parce qu’elles fonctionnent ! Il est plus facile de créer des dizaines de fake news au titre accrocheur que de créer un article de fond avec des infos vérifiées. De plus elles sont émises sur les réseaux sociaux qui permettent de cibler précisément leur diffusion vers les lecteurs qui seront les plus sensibles à ces fausses informations. Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) a pu démontrer qu’une « fake news » avait 70 % de chances supplémentaires d’être retweetée qu’une information vérifiée et qu’elle se répandait 6 fois plus vite.

Les réseaux sociaux sont complices malgré eux des acteurs malveillants diffusant des fake news car elles contribuent au financement de Facebook ou Twitter, qui valorisent ces « pièges à clics » gratuits, en captant une part non négligeable des revenus publicitaires.

Le scandale Cambridge Analytica et les fermes a trolls Russes sont des exemples d’exploitation des fake news à un niveau industriel et étatique. Les résultats de ces manipulation des masses on prouvé leur efficacité, particulièrement pendant les élections américaines et le Brexit en Grande-Bretagne.

Que faire ?

Quelques réflexes :

  • Ne pas se fier au informations partagées par des amis ou sur les réseaux sociaux.
  • Ne pas partager une info dont on est pas sûr de la source
  • Vérifier les sources des informations (d’où ça vient, qui à créé l’info, à qui ça profite ?)
  • Utiliser un site de fact-checking (factuel, le decodex) pour vérifier les infos.

La Belgique, relativement épargnée par le phénomène, a, a priori, opté pour le soutien aux initiatives de « fact checking » (vérification de faits). Charles Michel a annoncé, le 9 octobre, avoir débloqué un fonds de 1,5 million d’euros en ce sens. Les contours de l’initiative restent néanmoins à définir.

Sources

Sites web de fact-checking


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